Les cathinones de synthèse sont chimiquement apparentées à la cathinone, un stimulant naturel extrait du khat (Catha edulis). Ces substances produisent des effets similaires à ceux de stimulants illicites courants, tels que l’amphétamine, la cocaïne et la MDMA. Les cathinones de synthèse constituent le deuxième plus grand groupe de nouvelles substances faisant l’objet d’un suivi de l’EMCDDA et 118 substances de ce genre ont été détectées en tout, dont 14 l’ont été pour la première fois en 2016, soit une diminution par rapport aux 26 signalements de 2015. Les cathinones de synthèse ont été les nouvelles substances psychoactives les plus fréquemment saisies en 2015, avec un nombre supérieur à 25 000, soit près d’un tiers du total des saisies, ce qui représente une hausse par rapport aux 17 000 saisies (au moins) réalisées l’année précédente. Ces quantités totalisaient juste un peu plus de 1,8 tonne, soit une augmentation d’environ 0,75 tonne par rapport aux quantités de 2014. Les cathinones de synthèse existent généralement sous la forme de poudre. Les cinq cathinones les plus fréquemment saisies en 2015 étaient l’alpha-PVP, le 3-MMC, l’éthylone, le 4-CMC et la pentédrone. Plus de 60 % (1,2 tonne) des cathinones de synthèse dont des saisies ont été signalées en 2015 provenaient de Chine. La 2-MMC (156 kg) et la 3-MMC (616 kg), qui sont chimiquement apparentées à la méphédrone (4 MMC) mais ne sont pas assujetties aux réglementations internationales, constituaient une grande partie (42 %) des cathinones de synthèse saisies. Dans certains pays, la méphédrone s’est imposée sur le marché des drogues illicites et des quantités de 2-MMC et de 3-MMC sont probablement vendues comme de la méphédrone.